Nancy 的个人资料~ Nance ~照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
|
11月13日 Quand la bourse devient...Article tiré de: La Presse, samedi 11 novembre 2006
Auteure: Stéphanie Grammond
Quand la bourse devient...
Si rien n'est fait pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la température grimpera de deux à cinq degrés, d'ici 50 ans. Les conséquences économiques seront désastreuses, aussi pires que la dépression des années 30. C'est la sommité qui le dit: Nicholas Stern, l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale.
Pas de doute. Le réchauffement climatique commence à donner des sueurs froides aux investisseurs.
''On doit faire quelque chose'', dit Henri-Paul Rousseau, le patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec. ''Et la première chose, c'est de demander aux entreprises de divulguer l'information sur leurs émissions de carbone, de leur demander de quelle façon elles gèrent les risques reliés au réchauffement climatique'' précise-t-il.
Voilà pourquoi le plus important gestionnaire de fonds du Canada vient de collaborer à une vaste enquête, le Carbon Disclosure Project. Dans le monde entier, 225 investisseurs supervisant des actifs de 31 000 milliards de dollars, ont réclamé des informations aux entreprises dont ils sont actionnaires.
Au Canada, à peine le quart des 280 entreprises sollicitées ont répondu à l'appel. Et parmi celles qui ont répondu, plusieurs ont éludé les questions. Certaines craignent de livrer de l'information stratégique. D'autres, aux prises avec des problèmes plus urgents, n'ont pas les ressources à consacrer au réchauffement climatique.
En outre, les entreprises spécialisées dans des secteurs qui rejettent peu de CO2, ont l'impression de ne pas être concernées par le réchauffement climatique, ajoute Laetitia Tankwe, spécialiste de l'investissement éthique pour Bâtirente et pour le fonds de retraite de la CSN.
''À tort!'' pense-t-elle. Les risques sont nombreux, variés et touchent tous les secteurs directement ou indirectement. Par exemple, le Groupe financier RBC, estime que les aléas de la météo risquent d'augmenter les réclamations des détenteurs de police d'assurance. Il sera plus difficile de calculer les primes d'assurance et les réserves de façon précise. Cela peut avoir des répercussions considérables.
Par contre, une bonne gestion des émissions de gaz à effet de serre peut aussi se transformer en avantage. Prenez le cas de Cascades: ses usines européennes sont parvenues à dépasser les objectifs de réduction d'émission de gaz, ce qui lui a permis de revendre ses droits excédentaires à profit.
Un climat propice à l'investissement
''Les investisseurs peuvent faire de l'argent s'ils se positionnent bien face au changement climatique... et certains le font'', lance Gilles Rhéaume, vice-président du Conference Board du Canada, qui a rédigé la portion canadienne du Carbon Disclosure Project.
Pour les investisseurs, l'idée n'est pas d'éviter carrément les entreprises qui émettent le plus de gaz à effet de serre, de bannir de leur portefeuille le secteur du pétrole ou des métaux. Non! Il s'agit plutôt d'encourager les sociétés modèles, dans chaque catégorie.
Au Canada, les fonds communs de placements spécialisés en environnement, comme le Fonds Desjardins Environnement ou les fonds Environnement sain de la famille Acuity, comptent parmi leurs plus importants investissements de gros émetteurs de gaz à effet de serre... Mais ce sont aussi des entreprises qui investissent énormément dans des énergies alternatives.
Par exemple, Suncor est très impliquée dans les sables bitumineux dont l'exploitation est beaucoup plus polluante que des réserves de pétrole traditionnelles. Mais elle compense en investissant des millions dans l'énergie éolienne. Alcan est aussi un gros émetteur de gaz à effet de serre. Mais depuis 15 ans, elle a réduit de 45% l'intensité de ses émissions de sa production mondiale d'aluminium.
''Lorsque les émissions de gaz seront réglementées, qu'il y aura un marché du carbonne, ces entreprises seront favorisées'', assure François Rebello, président du Groupe Investissement Responsable. Et cela ce répercutera sur leur titre à la Bourse...
Les nouvelles stars de Silicon Valley
Les investisseurs plus audacieux peuvent aussi investir directement dans les entreprises qui dévelopent des technologies propres. Mais il faut être conscient qu'il s'agit souvent de petites sociétés, à haut niveau de risque. Il faut donc limiter ce type d'investissement à une petite portion de son portefeuille, en gardant un horizon de placement à très long terme.
Cependant, les sociétés qui développent des technologies propres ont un avantage que les autres sociétés techno n'ont pas: ''Avec le temps, les interventions gouvernementales vont rendre les technologies environnementales de plus en plus rentables'', dit M. Rebello.
Un signe que les investisseurs voient clairement le potentiel financier qu'une éventuelle réglementation? Cette semaine, le retour en force des démocrates, plus sensibles aux questions environnementales, lors des élections législatives aux États-Unis a propulsé les titres des entreprises d'énergie propre. Par exemple, le fleuron canadien Ballard Power Systems, a gagné 8.6% le lendemain de la victoire.
Le hic? Hormis, Ballard, il existe peu d'entreprises spécialisées dans les technologies propres et l'énergie renouvelable au Canada.
En Ontario, Iogen, une société qui vise la commercialisation de carburant à l'éthanol à partir des produits résiduels de l'agriculture, suscite bien l'intérêt... mais elle n'est pas encore inscrite à la Bourse.
En fait, le chef-lieu des technologies propres se trouve en Californie. L'État vient d'adopter un cadre réglementaire visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. ''Au départ, on craignait que cela freine la croissance économique. Mais finalement, cela va favoriser les investissements en technologie et donner l'impulsion à l'industrie de l'énergie propre'', indique Charles Morand, analyste chez Innovest Strategic Value Advisor, une firme spécialisée en évaluation des risques environnementaux et sociaux.
Les sociétés de capital de risque qui avaient financé les Google, Yahoo! et autres dot.com, se tournent de plus en plus vers les firmes d'énergie propre.
''Quand la Chine va suffoquer, dans quelques années, ce sont ces entreprises-là qui vont lui fournir des solutions'', lance M. Morand pour illustrer le potentiel.
Plusieurs de ces nouvelles stars de Silicon Valley sont inscrites à la note du NASDAQ. Mais leur véritable repère est à la Bourse londonienne Alternative Investment Market... plus difficile d'accès pour les investisseurs particuliers du Canada.
(...)
Commentaire: Where the money's at!! Merci! 引用通告此日志的引用通告 URL 是: http://nancypeanut.spaces.live.com/blog/cns!72DFF8B4E493B770!245.trak 引用此项的网络日志
|
|
|