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Nancy Paquette

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April 24

Le nouveau jardin sur le toit

Tiré de : La Presse, samedi 24 mars 2007
Article de: Gilles Angers, Le Soleil
 
 
Le nouveau jardin sur le toit
 
 
Vous habitez la ville. Votre terrain est petit, tellement que vous ne pouvez y cultiver ne serait-ce que quelques légumes. Pourtant, votre toit est plat ou légèrement pentu. <<Faites-y un jardin, mais sur un substrat de fibre de verre>>, propose le président de Midex Technologies de Saint-Nicolas, Guy Gauthier. Son approche est nouvelle.
Depuis 15 ans qu'il fait profession de toitures en fibre de verre, mêlée à du polyester flexible. Le produit se moquerait des années et serait récupérable à la fin de sa vie utile.
Pour les toitures végétalisées, M. Gauthier ne pourfend toutefois pas la membrane élastomère. <<Elle fait bien le travail>>, trouve-t-il. Bien qu'il appréhende ses exsudations, avec le temps, et son <<enterrement de première classe>> au dépotoir quand on n'en voudra plus.
La fibre de verre est plus fiable, selon lui. <<En tout cas, elle est faite pour tenir bien plus longtemps, tient tête sans difficulté aux rayons ultraviolets, au feu et aux substances corrosives>>, soutient-il.
 
Nouveaux poumons
M. Gauthier rêve que les toits plats à pieds carrés perdus des résidences, centres commerciaux, industries et institutions puissent, un jour, servir de jardins. <<Pour l'amélioration de la qualité de l'air, d'abord. Pour en faire des lieux de relaxation, ensuite>>, plaide-t-il.
Potentiellement, ils seront les nouveaux poumons des agglomérations urbaines, enchaîne-t-il.
Puisque la ville, où chaque pied carré vaut son pesant d'or, il y a manque d'espace et d'air pur.
Conscient de sa position de juge et partie, l'homme d'affaires prône donc, pour les toits végétalisés, un fond en fibre de verre et dit ne pas craindre, à cet égard, le verdict des écologistes et des ingénieurs.
 
Assemblage
> S'assurer d'abord de la capacité portante de la toiture. Elle doit être assez râblée pour soutenir 45 livres de plus par pied carré.
> Ensuite, un fond de contreplaqué hydrofuge est fixé au moyen de vis tout en ménageant le renvoi central des eaux pluviales dont le diamètre est de quatre pouces. De six à huit, pour les toits commerciaux et autres. Les eaux peuvent aussi être détournées dans un réservoir pour leur emploi.
> Un parapet de contour de 12 pouces de haut est élevé de même façon. Ce qui donne lieu à une cuvette pour contenir le jardins. Après qu'on a colmaté les fentes, la fibre de verre liquide est appliquée partout, sans flammes et à la température ambiante, sur une épaisseur de 3/16 po.
> Puis une toile géotextile est installée. Ensuite, un rang de coquilles de plastique pour retenir une partie des eaux de ruissellement du jardin, afin de garder le sol humide. Une seconde toile géotextile est mise en place. Enfin, le terrau. Tout ça, à 15$ ou 16$ par pied carrés.

Un conflit, deux point de vue, un seul livre

Tiré de: La Presse du samedi 14 avril
Article de: Benoit Faiveley, coll. spéciale
 
Monde, Proche-Orient
 
 
Un conflit, deux points de vue, un seul livre
 
 
Point final d'une aventure de cinq ans, le troisième et dernier tome d'un livre de classe d'histoire ommun aux Israéliens et Palestiniens vient de paraître au Proche-Orient.
 
JÉRUSALEM - L'idée a germé il y a 5 ans dans la tête de deux universitaires, l'un israélien, l'autre palestinien. Dan Bar-On, professeur de sciences comportementales en Israël, et Samir Adwan, pédagogue palestinien, ont eu l'idée de créer un manuel racontant l'histoire de leurs peuples respectifs de deux point de vue différents.
L'initiative part d'une constatation triviale: si les deux peuples ne peuvent vivre en paix, c'est peut-être qu'ils sont incapables de voir le conflit israélo-palestinien par les yeux de l'<<autre>>.
<<Notre but n'est pas de construire une seule histoire, ce serait une mission impossible, dit Dan Bar-On. Il s'agit surtout de respecter la narration de l'autre, même si nous ne partageons pas le même avis sur les faits historiques>>.
C'est en 2002 que Dan Bar-On et Samir Adwan contact des professeurs israéliens et palestiniens interessés par le projet. Il y en a une douzaine de chaque côté. À tour de rôle, ils expliquent comment leur camp a vécu tel ou tel événement.
Régulièrement, des séminaires sont organisés à l'étranger lors desquels les profs présentent leurs versions respectives. Les discussions sont houleuses.
<<La guerre des Six Jours, ça a été une belle prise de bec! On a bien dû en discuter une journée, reconnaît Khalil, professeur dans un collège de Jérusalem-Est. De notre point de vue, les Palestiniens ont été attaqués par Israël. Évidemment, pour les Israéliens, c'est l'inverse.>>
Les deux premiers livrets ont été rédigés et utilisés par des professeurs dans quelques classes israéliennes et palestiniennes. Sur chaque page gauche, l'histoire est présentée du point de vue palestinien. À droite, le point de vue est celui des juifs israéliens.
 
Du sionisme à l'Intifada
L'histoire commence avec les débuts du sionisme au XIXe siècle et finit avec la seconde Intifada en 2000. Dès le début, l'ampleur de l'incompréhension entre Juifs et Arabes est flagrante. La définition de <<sionisme>> est pour l'un <<le mouvement national d'émancipation du peuple juif qui a vu le jour en Europe centrale et orientale>>. Et pour l'autre, <<un mouvement colonialiste politique attribuant des caractéristiques nationales et raciales au judaïsme>>.
Des centaines d'élèves des deux côtés ont eu accès aux manuels. Les réactions sont diverses. Des élèves palestiniens ont refusé d'écouter la propagande israélinenne, confie Khalil.
<<D'autres posent des questions: Pourquoi 1948 est synonyme de fête d'indépendance en Israël, alors que pour nous, c'est l'année de la Naqba - catastrophe?>>
<<Les Arabes ont toujours été violents, leurs attaques n'ont rien de nouveau. Cela nous donne plus de courage pour nous battre>>, a dit un élève de Rachel Zamir après la lecture du livre. Un autre s'est dit que s'il n'avait pas d'État, il réagirait comme les Palestiniens.
Pour pouvoir composer avec les réactions des élèves, le collectif planche sur un nouveau livret à l'usage des professeurs.
<<Il n'est pas simple d'enseigner l'histoire d'Israël dans un camps de réfugiés palestiniens, il faut pouvoir le faire de manière sensée, avec beaucoup de finesse et de savoir-faire. C'est réalisable, mais petit à petit>>, reconnaît une professeure palestinienne.
Dan Bar-On et Samir Adwan souhaitent publier un plus grand nombre de livres et les offrir aux ministères de l'Éducation israélien et palestinien.
 
 
Une version du premier livre a été traduite en français: Histoire de l'autre, et publiée aux éditions Liana Levi.

La vente de l'eau débattue à huis clos

Tiré de: La Presse du samedi 14 avril 2007
Presse Canadienne
 
 
La vente de l'eau débattue à huis clos
 
 
OTTAWA - Des ahuts fonctionnaires et des chefs d'entreprise du Canada, du Mexique et des États-Unis discuteront de l'exportation de l'eau en vrac au cours d'une rencontre à huis clos qui se tiendra le 27 avril à Calgary, dans le cadre de pourparlers sur l'intégration de l'Amérique du Nord.
C'est ce que prétend le Conseil des Canadiens, se basant sur un document d'un groupe de réflexion de Washington qu'il a obtenu. <<Le projet sur l'avenir de l'Amérique du Nord 2025>> est une initiative menée par le Center for Strategic and International Studies des États-Unis, auquel participent aussi le Conference Board du Canada et un organisme équivalent au Mexique.
Parmi les questions cotroversées à l'ordre du jour figuraient non seulement l'exportation de l'eau en vrac, mais aussi un pacte continental des ressources naturelles.
Le Conseil Canadiens qualifie le document d'accablant, parce qu'il expose un processus qui bafoue la transparence et l'obligation de rendre compte au public. Le Conseil exige que le gouvernement du Canada mette un terme à toute participation à de tels pourparlers jusqu'à ce qu'un débat parlementaire et une consultation publique aient eu lieu sur la question.
January 29

En fin de semaine...!!

Quelle belle fin de semaine, fin de congé...!
Merci aux personnes qui sont dans ma vie, que j'apprécie énormément et dont j'aime toujours leurs présences physiques ou comment dit-on déjà? en pensée?? Non, c'est définitivement pas le mot que je cherchais mais c'est le seul qui me vient en tête... désolé! Rare sont les fois ou j'écris ici, dans mon site, une page de ma vie perso mais cette fois-ci, je ne pouvais passer à côté. Tout a commencé un vendredi soir. Une belle soirée, un beau et bon souper, en bonne compagnie... s'ensuit un dimanche après-midi, p'tit apéro en présence d'amis chers, à discuter de tout et de rien, ayant du plaisir tout autant à discuter, à rire, qu'à garder le silence en écoutant les autres ou en écoutant de la musique (on part dans notre tête, on réfléchit, on rêve, on se parle à soi-même). Les silences sont parfois des moments de partage exquis où l'on a rien à dire, c'est ainsi, c'est parfait... pour finir un dimanche soir, avec mon accompagnateur favoris, mon préféré d'entre tous..., à la Place des Arts, pour voir une de ces découvertes fantastiques où l'on s'attend à tout, sauf à pleurer de joie, de jouissance auditive, devant un solo de guitare, d'un maître méconnu de ma part jusqu'à ce soir et se dire: ''Enfin, si j'ai à mourir, je peux mourir maintenant, je suis heureuse...!!'' Ne vous en faites pas, ceci n'est pas une lettre d'adieu ou de quoi que ce soit négatif, au contraire, je prends le temps de dire merci pour tout: à la vie, à ma vie et surtout à tous les gens qui m'entourent, merci de faire partie de ma vie, de mon bonheur... Merci!! Je vous aime!
 
Nancy
xxx
 
 
 
 
 
November 21

Ottawa sur les traces de Washington?

Tiré du journal: La Presse du week-end
Journaliste: Jooneed Khan
 
 
Ottawa sur les traces de Washington
 
Le franc-tireur britannique George Galloway invite le Canada à rester modéré
 
''En s'engageant comme il l'a fait en Afghanistan, le Canada a mis en jeu sa réputation de pays modéré, et il risque de s'attirer la même haine venant des marches de l'empire que celle qui s'abat sur les États-Unis et le Royaume-Uni.''
 
Ce message du député britannique George Galloway, livré vendredi à Montréal, est venu avec des louanges pour les manifestations de l'hiver 2003, dont le défilé monstre du 15 février à Montréal par moins de 25 degrés, ''qui ont poussé le Canada à ne pas envahir l'Irak'', et  des appels en faveur du collectif Échec à la guerre et de Québec Solidaire.
 
Adversaire de Tony Blair, travailliste excommunié réélu pour le parti respect, et ennemi de George W. Bush qui a ridiculisé les républicains l'ayant convoqué au Congrès, c'est une pop star politique.
 
Paradoxes en série
 
Comme John Lennon, dont il s'est inspiré pour son autobiographie, I Am Not the Only One, Galloway a un message, qu'il martèle sans cesse: ''No justice, no peace.''
 
Dnas une prestation qui a attiré près de 2000 étudiants payants à l'Université Concordia, l'orateur d'origine irlandaise né en Écosse a mis à nu, sous les applaudissements, les paradoxes de l'axe américano-britannique au Moyen-Orient.
 
Exemples:
''Balfour (ministre britannique) a promis (en 1917) la Palestine aux Juifs parce qu'il ne voulait pas en voir un seul au Royaume-Uni''; et ''si vous pensez que Bush aime les Juifs, allez-voir dans son club de golf'';
 
''Aucun Afghan n'a jamais menacé les États-Unis, la Grande-Bretagne ou le Canada. Les terroristes d'Al-Qaeda sont no créations à nous, les moudjahidines et les talibans aussi, et les Afghans sont obligés de les subir.''
 
''On a armé Saddam Hussein pour combattre l'Iran et les Kurdes. On a maintenant renversé Saddam et remis l'Irak à l'Iran; et on veut exécuter Saddam pour avoir massacré les Kurdes!''
 
''Les Palestiniens, dépossédés, réduits à la famine sur leurs propres terres, sont présentés comme les terroristes, et les Israéliens, leur oppresseurs surarmés, sont perçus comme les victimes.''
 
''Nous voulons aujourd'hui renverser le régime syrien, pas pour ses crimes et ses défauts, qui sont nombreux, mais parce qu'il soutient le Hezbollah et qu'il refuse de se plier à Israël et de collaborer à la guerre contre le terrorisme en Irak.''
 
Sky News, la célébrité
 
George Galloway, 52 ans, était connu pour ses éclats contre Mme Tatcher et M. Balir. I a remporté de sensationnels procès contre des journaux de Londres qui l'avaient accusé d'avoir été payé par Saddam Hussein.
 
Une entrevue sur Sky News, diffusé sur le Web, a fait de lui une célébrité. ''J'étais furieux, et la journaliste stupide. Elle m'a cité les noms et numéros de série de soldats israéliens capturés, mais elle n'a pu me nommer une seule victime palestinienne ou libanaise'', a-t-il expliqué.
 
Le message de Galloway était préfacé d'une mise en garde: ''Ne comptez pas sur moi pour dénoncer les États-Unis, les forces armées et les Juifs. Le peuple juif est victime de cette politique, les soldats sont des lions dirigés par des ânes, et le grand peuple des États-Unis vien d'infliger à Bush la mère de toutes les corrections! a-t-il dit.
 
 
 
November 20

Hamburger quadruple pontage

Tiré du journal: La Presse du samedi 18 novembre
 
 
Hamburger quadruple pontage
 
Un restaurant en Arizona dont le slogan est ''C'est bon à mourir'' a introduit un nouveau plat à son menu, le ''hamburger quadruple pontage'', servi par des serveuses habillées en infirmières. Il s'agit de quatre steaks de viande hachée, près d'un kilo, intercalés de tranches de fromage et d'oignons, et coiffés de bacon frit, pour 8000 calories. L'équivalent de plus de trois jours de repas nécessaire pour l'organisme humain. ''Ce n'est pas bon pour la santé, mais c'est une blague'', fait remarquer le patron du restaurant, John Basso.
 
 
November 19

Contrôle des armes conventionnelles

Tiré du journal: Quartier Libre, vol. 14, numéro 6 du 8 novembre 2006
Auteure: Laurence Niosi
 
 
Armes légères, destruction massive
 
Une imposante majorité d'États s'est récemment déclarée en faveur de l'élaboration d'un traité international visant à réglementer le commerce des armes conventionnelles. Les organismes derrière la campagne ''Contrôlez les armes'' s'en réjouissent. Néamoins, certains observateur demeurent dubitatifs quant à l'efficacité du traité.
 
Année après année, le Canada figure parmi les dix plus grand exportateurs d'armes au monde. Quant aux cinq pays qui se trouvent au sommet de ce palmarès - les États-Unis, la France, la Russie, la Chine et la Grande-Bretagne - ils comptent à eux seuls pour 80% de l'exportation globale. L'absence de contrôle sur les transferts d'armes conventionnelles - de l'artillerie légère aux chars d'assauts et aux hélicoptères - ouvre la voie à de graves abus, surtout dans des zones en proie à une certaine agitation politique. Mais ce sont les armes légères qui causent les plus sérieux dégâts. Selon le projet de recherche indépendant Small Arms Survey, elles seraient responsables de 60 à 90% des morts directes dans les conflits. Bon marché et faciles à transporter, les armes légères se recyclent d'une guerre ou d'un continent à l'autre.
 
Le 26 octobre dernier à l'Assemblée générale des Nations Unies, les gouvernements étaient invités à trancher sur la question de l'exportation, de l'importation et du transfert des armes conventionnelles. ''Ce vote massif en faveur de l'élaboration d'un traité international sur le commerce des armes représente un moment historique'', se félicite Kate Gilmore, secrétaire générale adjointe d'Amnistie internationale, dans un communiqué récent. L'organisation, en collaboration avec Oxfam et le Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL), a lancé la campagne ''Contrôler les armes'' en 2003. Leur lobbying a porté fruit puisque, jeudi dernier, 139 gouvernements se sont prononcés en faveur du traité, alors que 24 pays se sont abstenus, et qu'un seul - les États-Unis - a voté contre. La résolution adoptée constitue un premier pas vers l'élaboration du traité. Sa mission est de mettre sur place un groupe de pays experts qui rédigera un document légalement contraignant, lequel sera présenté en l'Assemblée générale en 2008.
 
Le commerce d'armes soulève d'importants problèmes éthiques, d'autant plus que presque tous les États du G8 ont déjà vendu des armes à des pays qui ne sont pas reconnus pour leur respect des droits humains. L'accord controversé britanno-saoudien Al-Yamanah - signé en 1985 sous Tatcher et renouvellé deux fois depuis en 1993 et en 2005 - représente le contrat d'armes le plus lucratifs de l'histoire de la Grande-Bretagne. En plus des accusations de corruption, le gouvernement britannique a été critiqué pour avoir négocié une telle entente avec le régime despotique saoudien, grand importateur d'armes. Par ailleurs, des failles dans la législation national préexistante permettent aux États de la contourner facilement, soit en vendant des pièces séparées, soit en faisant passer les armes par des pays tiers. Par exemple, le gouvernement canadien n'a jamais formellement autorisé l'exportation d'avion en Colombie. ''Pourtant, les forces armées colombiennes utilisent aujourd'hui des avions, achetés à une compagnie brésilienne et fabriqués avec des réacteurs canadiens Pratt & Whitney'', explique Lina Holguin, d'Oxfam Québec.
 
Septicisme et incertitudes
 
Malgré l'enthousiasme d'Oxfam et d'Amnisitie internationale, certains observateurs doutent de l'efficacité d'un traité servant à régler le transfert d'armes. Michel Fortmann, professeur au département de science politique de l'Université de Montréal et expert en études stratégiques, note qu'une grande partie du commerce d'armes convetionnelles - voire des armes légères - échappe à l'autorité de l'État. Ainsi, une grande entente entre les États, comme celles qui existent pour l'armement nucléaire, laisserait de côté une ''zone grise'', comme par exemple les individus qui n'ont pas l'habitude d'obtenir des permis d'exportation. Marie-Joëlle Zahar, professeur de science politique à l'Université de Montréal et spécialiste en résolution de conflits civils, renchérit: ''Même si le traité est accepté, il y a encore une quantité d'armes circulant sur le marché noir''. Un tel traité aurait donc surtout une fonction préventive, en empêchant d'autres armes d'être revendues illégalement, car comme le souligne Lina Holguin, ''90% des armes qui se retrouvent sur le marché noir proviennent du commerce légal, autorisé par les gouvernements''.
 
Malgré ces doutes, les organismes derrière la campagne ''Contrôler les armes'' demeurent confiants, même si l'élaboration du traité ne devrait pas se faire avant un an. Il pourrait être appliqué en 2009-2010, et selon Lina Holguin, ''avec un peu de chance, nous avons encore le temps de convaincre les États-Unis d'y participer''.
November 15

Rencontre à Nairobi, au Kenya

Bravo Mme Ambrose!!(Avec beaucoup d'ironie!!)
 
 
Nous avons une voix à la rencontre à Nairobi sur les changements climatiques, qui est-elle? Notre superbe ministre de l'environnement Mme Rona Ambrose. Laissez-moi vous dire qu'elle reflète tout à fait ce que nous, québécois, je crois, nous pensons réellement, Bravo! Non mais, qu'elle cruche maudit!!! En plus, on doit envoyé des ministres du Québec (Claude Béchard...) et d'autres gens impliqués dans les changements climatiques(Greenpeace), au Québec, pour surveiller ce qu'elle dit et faire des rencontres, par la suite, pour témoigner notre divergeance de cette voix canadienne, voir notre désaccord! Selon cette belle pouliche, c'est la faute des Libéraux qui ont précédé notre merveilleux gouvernement actuel! Et oui, à cause de ses Libéraux, ont est en retard sur nos objectifs et ses pour ça qu'on ne peut remplir notre premier objectif de Kyoto. Et pour cause, nous avons pêté un merveilleux score de 35% de plus de gaz à effet de serre que l'objectif 1~diminuer les gaz à effet de serre de 2%. Bravo!! C'est pas non plus une raison pour se dire b'en on a pas pu à cause des Libéraux mais on doit se donner alors comme objectif, à cause d'eux, l'année 2050 pour réussir quelque chose alors que tout les pays réunis à la rencontre de Nairobi parle de 2012. Voyons??!! On perd la face et on tente de sauver les pots casser par nos ministres québécois, libéraux canadiens et autres représentants pour l'environnement au Québec, suite au discours de cette belle et merveilleuse ministre de l'environnement! Une chance qu'ils sont là, underground, pour montrer la vrai voix du Québec et signifier que l'on est pas d'accord avec cette unique voix du Canada!
 
Merci, bonne journée!
November 13

Quand la bourse devient...

Article tiré de: La Presse, samedi 11 novembre 2006
Auteure: Stéphanie Grammond
 
 
Quand la bourse devient...
 
 
Si rien n'est fait pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la température grimpera de deux à cinq degrés, d'ici 50 ans. Les conséquences économiques seront désastreuses, aussi pires que la dépression des années 30. C'est la sommité qui le dit: Nicholas Stern, l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale.
 
Pas de doute. Le réchauffement climatique commence à donner des sueurs froides aux investisseurs.
 
''On doit faire quelque chose'', dit Henri-Paul Rousseau, le patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec. ''Et la première chose, c'est de demander aux entreprises de divulguer l'information sur leurs émissions de carbone, de leur demander de quelle façon elles gèrent les risques reliés au réchauffement climatique'' précise-t-il.
 
Voilà pourquoi le plus important gestionnaire de fonds du Canada vient de collaborer à une vaste enquête, le Carbon Disclosure Project. Dans le monde entier, 225 investisseurs supervisant des actifs de 31 000 milliards de dollars, ont réclamé des informations aux entreprises dont ils sont actionnaires.
 
Au Canada, à peine le quart des 280 entreprises sollicitées ont répondu à l'appel. Et parmi celles qui ont répondu, plusieurs ont éludé les questions. Certaines craignent de livrer de l'information stratégique. D'autres, aux prises avec des problèmes plus urgents, n'ont pas les ressources à consacrer au réchauffement climatique.
 
En outre, les entreprises spécialisées dans des secteurs qui rejettent peu de CO2, ont l'impression de ne pas être concernées par le réchauffement climatique, ajoute Laetitia Tankwe, spécialiste de l'investissement éthique pour Bâtirente et pour le fonds de retraite de la CSN.
 
''À tort!'' pense-t-elle. Les risques sont nombreux, variés et touchent tous les secteurs directement ou indirectement. Par exemple, le Groupe financier RBC, estime que les aléas de la météo risquent d'augmenter les réclamations des détenteurs de police d'assurance. Il sera plus difficile de calculer les primes d'assurance et les réserves de façon précise. Cela peut avoir des répercussions considérables.
 
Par contre, une bonne gestion des émissions de gaz à effet de serre peut aussi se transformer en avantage. Prenez le cas de Cascades: ses usines européennes sont parvenues à dépasser les objectifs de réduction d'émission de gaz, ce qui lui a permis de revendre ses droits excédentaires à profit.
 
Un climat propice à l'investissement
 
''Les investisseurs peuvent faire de l'argent s'ils se positionnent bien face au changement climatique... et certains le font'', lance Gilles Rhéaume, vice-président du Conference Board du Canada, qui a rédigé la portion canadienne du Carbon Disclosure Project.
 
Pour les investisseurs, l'idée n'est pas d'éviter carrément les entreprises qui émettent le plus de gaz à effet de serre, de bannir de leur portefeuille le secteur du pétrole ou des métaux. Non! Il s'agit plutôt d'encourager les sociétés modèles, dans chaque catégorie.
 
Au Canada, les fonds communs de placements spécialisés en environnement, comme le Fonds Desjardins Environnement ou les fonds Environnement sain de la famille Acuity, comptent parmi leurs plus importants investissements de gros émetteurs de gaz à effet de serre... Mais ce sont aussi des entreprises qui investissent énormément dans des énergies alternatives.
 
Par exemple, Suncor est très impliquée dans les sables bitumineux dont l'exploitation est beaucoup plus polluante que des réserves de pétrole traditionnelles. Mais elle compense en investissant des millions dans l'énergie éolienne. Alcan est aussi un gros émetteur de gaz à effet de serre. Mais depuis 15 ans, elle a réduit de 45% l'intensité de ses émissions de sa production mondiale d'aluminium.
 
''Lorsque les émissions de gaz seront réglementées, qu'il y aura un marché du carbonne, ces entreprises seront favorisées'', assure François Rebello, président du Groupe Investissement Responsable. Et cela ce répercutera sur leur titre à la Bourse...
 
Les nouvelles stars de Silicon Valley
 
Les investisseurs plus audacieux peuvent aussi investir directement dans les entreprises qui dévelopent des technologies propres. Mais il faut être conscient qu'il s'agit souvent de petites sociétés, à haut niveau de risque. Il faut donc limiter ce type d'investissement à une petite portion de son portefeuille, en gardant un horizon de placement à très long terme.
 
Cependant, les sociétés qui développent des technologies propres ont un avantage que les autres sociétés techno n'ont pas: ''Avec le temps, les interventions gouvernementales vont rendre les technologies environnementales de plus en plus rentables'', dit M. Rebello.
 
Un signe que les investisseurs voient clairement le potentiel financier qu'une éventuelle réglementation? Cette semaine, le retour en force des démocrates, plus sensibles aux questions environnementales, lors des élections législatives aux États-Unis a propulsé les titres des entreprises d'énergie propre. Par exemple, le fleuron canadien Ballard Power Systems, a gagné 8.6% le lendemain de la victoire.
 
Le hic? Hormis, Ballard, il existe peu d'entreprises spécialisées dans les technologies propres et l'énergie renouvelable au Canada.
 
En Ontario, Iogen, une société qui vise la commercialisation de carburant à l'éthanol à partir des produits résiduels de l'agriculture, suscite bien l'intérêt... mais elle n'est pas encore inscrite à la Bourse.
 
En fait, le chef-lieu des technologies propres se trouve en Californie. L'État vient d'adopter un cadre réglementaire visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. ''Au départ, on craignait que cela freine la croissance économique. Mais finalement, cela va favoriser les investissements en technologie et donner l'impulsion à l'industrie de l'énergie propre'', indique Charles Morand, analyste chez Innovest Strategic Value Advisor, une firme spécialisée en évaluation des risques environnementaux et sociaux.
 
Les sociétés de capital de risque qui avaient financé les Google, Yahoo! et autres dot.com, se tournent de plus en plus vers les firmes d'énergie propre.
 
''Quand la Chine va suffoquer, dans quelques années, ce sont ces entreprises-là qui vont lui fournir des solutions'', lance M. Morand pour illustrer le potentiel.
 
Plusieurs de ces nouvelles stars de Silicon Valley sont inscrites à la note du NASDAQ. Mais leur véritable repère est à la Bourse londonienne Alternative Investment Market... plus difficile d'accès pour les investisseurs particuliers du Canada.
 
(...)
 
 
Commentaire: Where the money's at!! Merci!
November 05

Brûler les ponts vers le monde

Tiré du journal: Quartier Libre, de l'UdeM, Vol.14 #4 11 octobre 2006
Auteur: Paul Therrien, en coll. Maude L'Archevêque
Brûler les ponts vers le Monde
 
 
(Bucarest, Roumanie-CIPUF) Lors de son discours d'ouverture du XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest, le premier ministre Stephen Harper a vanté les mérites de l'éducation et de l'entraide comme étant d'efficaces outils pour la paix durable et des droits humains dans le monde. Pourtant, trois jours avant cette allocution, son gouvernement fermait les portes du programme jeunes professionnels à l'international (JPI): des stages qui permettaient de contribuer aux causes humanitaires. Du coup, les jeunes du Canada ont perdu de précieuses opportunités d'acquérir une première expérience de travail rémunéré dans leur domaine d'étude.
 
Parlant de l'intervention militaire du Canada en Afghanistan, le premier ministre Harper a tenu à souligner que ''les mesures militaires ne suffisent pas. L'avenir dépend tout autant de la contribution d'éducateurs, d'ingénieurs, de conseillers en élections.'' L'éducation, disait M. Harper, est un des pilliers de la politique de coopération internationale de son pays. Il a même reçu l'approbation de Jacques Chirac pour son allocution, le ''meilleur discours de l'histoire de la Francophonie'' selon un extrait du rapport produit par le bureau du premier ministre sur la rencontre bilatérale avec le président français. M. Harper marquait positivement la première participation de son gouvernement au Sommet de la Francophonie qui, cette année, avait pour thème l'éducation et nouvelles technologies de l'information. Or, le lundi 25 septembre dernier, son gouvernement annonçait que dès l'année prochaine, de sévères coupures budgétaires priveront les jeunes canadiens d'opportunités de contribuer à la paix durable et au développement à l'étranger.
 
Le programme des Jeunes professionnels à l'international (JPI) qui, depuis 1997, a permis à 4100 jeunes Canadiens d'oeuvrer dans les secteurs des droits humains, de la démocratie, de la sécurité et du multilatéralisme, fonctionnait au coût de 10.2 millions $ par année. Le ministre des Finances a justifié cette décision en affirmant que les programmes coupés avaient été soit ''inefficaces, inutilisés, trop complexes ou encore qui n'entraient pas dans les priorités du guvernement canadien''. Sollicités à plusieurs reprises afin d'exprimer leur point de vue concernant l'apparente contradiction entre la volonté exprimée par le premier ministre Harper lors du Sommet de la Francophonie et cette décision budgétaire, les représentants du gouvernement canadiens ont choisi de ne pas commenter.
 
Des contributions difficiles à chiffrer
 
Action Mines Canada organise des stages qui contribuent à l'éliminaion des mines antipersonnelles en promouvant l'élaboration de ressources éducatives, la recherche et les communications. Elle sera une des nombreuses organisations affectées par l'abolition du JPI. Paul Hannon, son directeur général, croit que le gouvernement ne voit que les finances et non pas le véritable impact des actions menées par les jeunes stagiaires. ''Il jouent un rôle très importnat dans les pays où ils vont. Leur contribution principale est de montrer aux autres jeunes des pays visités qu'ils peuvent s'impliquer dans les problèmes sociaux et politiques de manière non violente et démocratique'', rappelle Paul Hannon. Les stagiaires reviennent des pays en détresse beaucoup plus motivés à transformer le monde vers le mieux. ''Les gens qui participent à ces programmes seront de bien meilleurs citoyens canadiens, dit Paul Hannon. Ils ouvrent les yeux de leurs concitoyens par les efforts qu'il mènent''. Abolir ce programme serait un coup dur pour la vision à long terme du Canada concernant la coopération et les affaires internationales. ''Je crois que c'est fixer le court terme et c'est très malheureux. Beaucoup de personnes très qualifiées voulaient profiter de ces opportunités'', maintient John Sibbert, directeur du Projet Ploughshares qui organise des stages comportant la promotion des recherches et des analyses sur des questions comme la sécurité, le contrôle des armes, le désarmement et les conflits régionaux au Costa Rica, au Kenya, au Nigeria, en Afrique du Sud et en Thaïlande.
 
L'annonce budgétaire par le gouvernement Harper semble avoir pris tous les organismes impliqués par surprise. La Faculté de droit de l'Université McGill coordonne des stages consacrés aux questions juridiques dans le domaines comme le droits de la personne et le droit humanitaire dans le système de justice international. René Provost, professeur de droit responsable de ces stages demande où l'université trouvera maintenant les fonds nécessaires pour remplacer le soutien du ministère des Affaires étrangères. ''On a présenté les coupures comme si elles éliminaient des programmes inefficaces, ce qui est une représentation très partiale'', soutient-il. Au contraire, les fonds étant restés les mêmes pour plus de dix ans, les programmes de JPI auraient fait preuve d'une gestion exemplaire. ''Le montant par stagiaire n'a pas changé malgré l'inflation et les hausses du coûts de la vie. Au point où nous allions demander des subventions supplémentaire!, lance Amy Brathwaite, directrice de projet à l'association canadienne des Nations unies. Nos stagiaires travaillaient avec plusieurs agences du haut commissaire de l'ONU pour des réfugiés en Inde, au Vénézuela et en Équateur... De jeunes avocats qui travaillaient sur le terrain et avaient un impact direct''. Elle souligne que chez les UNA Canada, 85% des participants ont trouvé un emploi dans leur domaine d'études moins de six mois après leur retour à la maison. ''Nous savons que les conservateur sont fixés sur l'économie, alors nous allons tenté de les convaincre de poursuivre les subventions'', dit   Amy Brathwaite.
 
Dans le communiqué de presse, l'Association du Barreau canadien a manifesté certaines craintes concernant les effets causés par cette compression: ''Ce programme de stages de jeunes professionnels permet à de jeunes juristes canadiens d'apporter une contribution unique à la protection internationale des droits de la personne et au développement juridique à l'étranger''. Le Canada perd ainsi une manne efficace pour contribuer à la paix et au développement. Par de tels programmes, le pays s'est bâti une présence et une réputation uniques dans les grandes organisations comme l'ONU, la Francophonie et la justice internationale. Il s'agirait maintenant de voir avec quoi le gouvernement Harper compte les remplacer.
 
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